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cher pour la Revanche, savez-vous en quelle estime le tiennent ses chefs hiérarchiques ?

Le général Le Flô, dans une lettre datée de 9 mars 1873 raconte ce qui suit :

« Chaque fois que je l’ai vu, il m’a touché par sa simplicité, sa modestie, et j’ajoute : par son désintéressement. Au moment de quitter Paris pour essayer de porter une lettre de moi au maréchal Bazaine, et ayant reçu la promesse d’une récompense de 20, 000 francs, s’il me rapportait une réponse à cette dépêche, il me dit : merci, mon général, mais permettez-moi de refuser toute récompense pécuniaire, je ne veux pas d’argent. »

Nous pourrions multiplier à l’infini de pareils exemples. Il n’est pas un de nos régiments qui ne possède les noms de sous-officiers inscrits sur son livre d’or. Nos annales sont remplies d’actes d’héroïsme, car le soldat français n’a pas son égal au monde. Il sait obéir et mourir pour son pays et il aura toujours pour devise ces deux mots gravés dans son cœur : « Honneur et Patrie ! »