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du 2e bataillon des zouaves, s’élance sur un porte-drapeau autrichien et à la gloire de s’emparer de l’étendard ennemi.

Le 24 juin 1859, c’est le sergent Garnier, de la 1re compagnie du 10e bataillon de chasseurs, qui s’empare du drapeau du 60e de ligne autrichien.

Au Mexique, à l’affaire du Borezzo, un drapeau est enlevé par le sergent de grenadiers Picarent. Le fourrier Besançon, le 28 janvier 1865, s’empare d’un drapeau de la division Rojas.

À la bataille de l’Alma, le sergent-clairon Gesland, le poignet brisé par un boulet, se fait amputer, et revient se placer à la tête de ses clairons.

Est-il besoin de retracer les exploits du sergent Blandan en Algérie ? La France reconnaissante élevait hier un monument à sa mémoire, et le récit de ses exploits est encore dans toutes les bouches.

C’était aussi un sous-off, que ce sergent Bobillot, tombé au champ d’honneur, dans ce Tonkin dont, au dire de M. Descaves, les Français ont peur, et où ils ne vont point.