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opéré, il accorda aux assiégés une capitulation qui leur permettait de sortir avec les honneurs de la guerre. Le régiment des infirmes défila alors devant lui, chacun portant, en guise des armes qu’il n’aurait peut-être pas été en état de soutenir, quelque signe de sa maladie ou de sa blessure : celui-ci brandissant sa béquille, cet autre le bras en écharpe, quelques-uns montés sur les épaules de leurs camarades, et ce fut dans cet appareil qu’ils rejoignirent l’armée française, où ils furent reçus avec de joyeuses acclamations.

N’était-ce pas un sous-off, encore, que ce sergent Dubois, qui, avec le chevalier d’Assas, poussa, à Klostercamp, un cri héroïque et légendaire, qui lui valut la mort : « À moi, Auvergne, ce sont les ennemis ! »


Mais qu’est-il besoin de citer des exemples empruntés à l’histoire du siècle dernier ? Sans parler des quatre sergents de la Rochelle, les récentes guerres sont pleines de traits d’héroïsme accomplis par des sous-officiers.

Le 4 juin 1853, à Magenta, l’adjudant Savière