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Sans la crainte d’être accusé de parti pris et d’exagération en affirmant que Sous-Offs représente notre armée, comme un ramassis de lâches, jamais nous ne nous serions permis de citer les lignes honteuses qui précèdent.

Nous ne voulons pas les discuter. Notre histoire militaire tout entière crie au mensonge et s’inscrit en faux.

Depuis qu’il y a des sous-officiers, les exemples de courage, les traits d’héroïsme ne se comptent pas.

N’était-ce pas un sous-off, ce grenadier qui, à l’assaut de Prague, monta le premier sur les remparts et assura la capture de la ville par l’héroïque Chevert ?

Dans la même campagne (1745 à 1748), lorsque Chevert fut obligé d’abandonner la ville de Moncalvo, il y laissa, dit le duc de Broglie, à qui nous empruntons ces lignes, ses blessés et ses malades, en les recommandant à la clémence du vainqueur, qui, entrant dans la ville sans résistance, n’aurait eu aucune raison pour maltraiter des infortunés. Mais avant que les Piémontais eussent