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Oui ! Mais quel est le conseil de guerre qui fera justice du calomniateur ?

M. Scaramouche, le sosie de M. Henri Fouquier, publiait dans le Gaulois du 29 novembre, ces lignes où court un grand souffle patriotique :

« On vole dans la caserne, on s’y saoûle en payant les sous-officiers ; et si on en sort, c’est pour vivre en d’ignobles et gratuites débauches dans de mauvais lieux. Et voilà l’armée ! »

Nous lisons dans l’Estafette du 30 novembre, sous la signature transparente d’un anonyme :

« Qui touche à l’armée est un mauvais Français. »

Vous entendez, M. Descaves ?

M. de Lyden s’exprime ainsi dans la Patrie du 5 novembre :

« Ce livre est un livre contre l’armée ; j’ajoute que c’est un livre contre la France. Et je ne serais pas surpris que M. de Bismarck lui infligeât le déshonneur d’être traduit en allemand, pour la plus grande édification de nos implacables ennemis ! »