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HYMNE
DU 10 GERMINAL.



Trop long-temps on vit sur nos têtes
Flotter les nuages impurs ;
Trop long-temps les noires tempêtes
Ont troublé la paix de nos murs :
Avec les dons nouveaux de Flore
Qu’un jour serein comme l’aurore
Rayonne enfin sur nos climats,
Et puissent loin de nos rivages
Et l’infortune et les orages
S’éloigner avec les frimas !

Chœur.


O germinal, mois d’alégresse,
Dieu de la rosée et des fleurs,
Donne à la France ta jeunesse,
Et tes germes réparateurs.

Que la patrie encor sanglante
Vous inspire quelque pitié :
Voyez cette saison riante
Qui vous invite à l’amitié.
Malheur à ce Français farouche
Qui ferme son cœur et sa bouche