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Page:Démosthène - Œuvres complètes, Auger, 1820, tome 6.djvu/86

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ont prêté serment, et au tribunal dasquels toutes les ordonnances se confirment [26]. Ensuite, il faut abroger les lois contraires, pour qu’il n’y en ait qu’une seule sur chaque objet particulier. Ainsi les personnes peu versées dans les lois, n’éprouvent aucun embarras ; celles qui les connaîtraient toutes, n’ont aucun avantage ; mais chacun a la facilité de les lire, et de s’instruire, par lui-même, dans une jurisprudence simple et claire. Le législateur ordonne encore que l’on commence par afficher la loi, et qu’on la remette à un greffier qui doit en faire lecture dans les assemblées du peuple, afin que chacun de vous l’ayant entendu lire à plusieurs reprises, et l’ayant examinée à loisir, prononce suivant ce qui lui paraîtra le plus juste et le plus avantageux. De toutes ces formalités que dicte la raison, Leptine n’en a observé aucune. S’il l’eût fait, je ne pense pas qu’il vous eût jamais persuadé d’adopter sa loi. Pour nous, Aihéniens, nous les avons observées toutes, et nous vous proposons une loi beaucoup plus juste, beaucoup plus utile que la sienne, comme vous en allez juger par la lecture. Greffier, prenez d’abord la loi de Leptine, et lisez les articles que nous attaquons ; vous lirez ensuite ceux que nous mettons à la place. Lisez.

On lit la loi de Leptine.

Voilà les articles de sa loi que nous attaquons ;