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Page:Démosthène - Œuvres complètes, Auger, 1820, tome 6.djvu/352

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PLAIDOYER CONTRE CONON.


sitions qui attestent ces faits. On verra que plusieurs personnes sont instruites de la manière outrageuse dont j’ai été traité.

Le greffier lit les dépositions.

Prenez aussi la déposition du médecin.

Le greffier lit sa déposition.

Les outrages de mes adversaires, et les coups que j’ai reçus, m’avaient mis dans l’état qu’on vient d’entendre, et qu’ont attesté ceux qui en ont été les témoins. Le médecin n’était pas inquiet de mes tumeurs et de mes contusions au visage : mais je fus attaqué d’une fièvre continue ; j’éprouvais des douleurs aiguës par tout le corps, principalement aux côtés et dans les entrailles ; je ne pouvais prendre aucune nourriture. Et si, comme l’assurait le médecin, au milieu de mes souffrances, lorsque j’étais désespéré, la nature ne se fût soulagée elle-même par une effusion de sang abondante, j’aurais péri tout gangrené ; mais cette heureuse crise me sauva. Afin de prouver que je dis vrai, et que je fus attaqué d’une maladie qui me réduisit à l’extrémité, en conséquence des coups que j’avais reçus, greffier, lisez la déposition du médecin, et celle des personnes qui m’ont visité.