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Page:Crépet - Les Poëtes français, t2, 1861.djvu/488

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DIX-SEPTIÈME SIÈCLE.


L’Aurore déployait l’or de sa tresse blonde,
Et semait de rubis le chemin du soleil ;
Enfin ce dieu venait, au plus grand appareil
Qu’il soit jamais venu pour éclairer le monde ;

Quand la jeune Philis, au visage riant,
Sortant de son palais plus clair que l’Orient,
Fit voir une lumière et plus vive et plus belle.

Sacré flambeau du jour, n’en soyez pas jaloux :
Vous parûtes alors aussi peu devant elle,
Que les feux de la nuit avaient fait devant vous.