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Scène IV

Les Mêmes, GENEVIÈVE. Elle entre lentement et s’asseoit comme accablée.
GENEVIÈVE.

J’ai si peu de chance.

BRIGITTE.

Qu’avez-vous, ma chère maîtresse ?

GENEVIÈVE.

Je suis agitée, troublée… j’ai voulu me reposer, impossible, Brigitte, il me semble qu’un grand événement, se prépare, et que j’y dois jouer un rôle considérable.

BRIGITTE.

Ce sera peut-être quelque chose d’heureux pour vous ; pourquoi vous inquiéter, Madame ?

GENEVIÈVE.

J’ai si peu de chance, vois-tu, l’inconnu me fait peur.

BRIGITTE, bas.

Il y a un inconnu.

Mouvement parmi les demoiselles d’honneur.
GENEVIÈVE.

Non, je parle de l’événement, tout m’inquiète.

BRIGITTE.

Mon Dieu, madame, il ne faut pas se décourager, la chance peut venir, il faut vous distraire.

TOUTES.

Sans doute.

BRIGITTE.

Chassez donc tous ces papillons noirs, regardez et admirez. (On lui montre le peignoir.)

GENEVIÈVE.

Le magnifique peignoir ! ! ! Que vois-je ! un jeune homme ici ! Je vous l’avais pourtant bien défendu.

BRIGITTE.

Oh ! c’est un enfant à peine !

GENEVIÈVE.

Pauvre petit, il est tout tremblant !