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LE MARIAGE D’HERMANCE

dre et prit un malin plaisir à taquiner les jeunes gens sur le peu d’attention qu’ils accordaient au festin. Mais il les vit tous deux si interdits de ses boutades, qu’il se reprocha aussitôt de les avoir arrachés à leur tête à tête.

Il échangea un clin d’œil avec le commis :

— Tenez, Jérôme, prenez seulement mon assiette, ce sera plus facile à votre droite…

Et généreusement, il abandonna les bavards qui se replongèrent aussitôt dans leur causette.

Depuis l’instant où elle avait posé son bras sur le sien, il ne s’était point écoulé une minute que Pierre n’eût senti grandir sa joie. Hermance lui mettait au cœur un amour délicieux.

D’abord timide et contraint, il s’était réfugié