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Page:Coubertin Remède au surmenage 1888.djvu/6

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Le Play nous appris à regarder comme la base nécessaire de tous progrès, il n’en est tenu aucun compte.

Quand on en a fini avec les programmes c’est à l’hygiène que l’on s’attaque ; certains citoyens, de ceux qui ne vont pas par quatre chemins et dont les projets de loi sont remarquables en ce qu’ils n’ont jamais plus d’un ou de deux articles, en présenteraient volontiers un par lequel : article premier : il serait interdit d’ouvrir une école dans une ville et article 2, toutes les écoles actuellement existantes seraient transférées à la campagne. Un point, c’est tout. — Et pas d’objection, s’il vous plaît… à la campagne et plus vite que cela.

En Amérique on promène les maisons sur des roulettes quand le site où on les avait bâties a cessé de plaire. Mais nos lycées, si on s’avisait de les emmener de la sorte, se sépareraient en beaucoup de morceaux ; ces vieilles constructions ne peuvent supporter un traitement aussi moderne. Je pourrais — plaisanterie à part — vous parler des difficultés nombreuses qui s’opposent à l’établissement des lycées à la campagne au moins actuellement, mais outre que beaucoup de ces difficultés sautent aux yeux, il est un point plus important et qui touche plus directement à mon sujet, c’est que cela ne résoudrait en rien le problème du surmenage. Le lycée à la campagne n’est pas un mythe : il existe : ce matin même plusieurs d’entre vous ont admiré les magnifiques constructions