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IV.

Ô Sport, tu es l’Audace ! Tout le sens de l’effort musculaire se résume en un mot : oser. À quoi bon des muscles, à quoi bon se sentir agile et fort et cultiver son agilité tt sa force si ce n’est pour oser ? Mais l’audace que tu inspires n’a rien de la témérité qui anime l’aventurier lorsqu’il livre au hasard tout son enjeu. C’est une audace prudente et réfléchie.

V.

Ô Sport, tu es l’Honneur ! Les titres que tu confères n’ont point de valeur s’ils ont été acquis autrement que dans l’absolue loyauté et dans le désintéressement parfait. Celui qui est parvenu par quelque artifice inavouable à tromper ses camarades, en subit la honte au fond de lui-même et redoute l’épithète infamante qui sera accolée à son nom si l’on découvre la supercherie dont il a profité.

VI.

Ô Sport, tu es la Joie ! À ton appel la chair est en fête et les yeux sourient ; le sang circule abondant et pressé à travers les artères. L’horizon des pensées devient plus clair et plus limpide. Tu peux même apporter à ceux que le chagrin a frappés une salutaire diversion à leurs peines tandis qu’aux heureux tu permets de gouter la plénitude du bonheur de vivre.