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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/58

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étaient achevés quand Jules Simon arriva pour attendre avec nous l’entrée du Président de la République. M. Léon Bourgeois, ministre de l’instruction publique ; le général Février, grand chancelier de la Légion d’honneur ; le général Brugère ; MM. Levasseur et Marey, de l’Institut ; M. Rabier, directeur de l’Enseignement secondaire, se trouvaient là au milieu d’une foule élégante parmi laquelle beaucoup, soit dit en passant, n’avaient encore l’habitude ni d’entourer d’égards le chef de l’État, ni de se découvrir aux sons de la Marseillaise. On a, depuis, voulu mêler la politique aux choses du sport ; elle le fut ce jour-là dans la mesure qui convenait. Personne parmi les nouveaux collaborateurs de l’Union qui n’approuvât notre manière de faire, fût-ce le marquis de Jaucourt, ancien écuyer de l’empereur et resté obstinément fidèle à la cause bonapartiste. C’est que nous étions dans la note juste en faisant du champ de jeu le rendez-vous amical et viril de la jeunesse française sans distinction d’opinions et en conviant, dans les grandes occasions, les pouvoirs publics à constater et à consacrer nos efforts sans perdre pour cela, vis-à-vis d’eux, l’indépendanceGeorges Strehly
le professeur georges strehly
assurée à notre œuvre par son caractère d’initiative privée.

Il n’y avait eu, à proprement parler, aucune fusion entre le Comité pour la propagation des Exercices physiques et l’U. S. F. S. A. Le Comité avait toujours pensé s’en remettre à l’Union du soin d’organiser la partie sports athlétiques. Pleinement rassuré sur ce point, il devait veiller aux trois concours institués à l’occasion du Congrès de 1889 et dont la permanence avait été décidée. Pour ce qui concerne le concours de gymnastique, l’Union des professeurs de gymnastique, très désireuse de le confisquer m’avait fourni un projet dont j’aurai suffisamment indiqué le