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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/49

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Le bureau du congrès trôna tout seul dans la loge d’honneur. C’était là, révérence gardée, une des chinoiseries nombreuses auxquelles l’Europe s’était obligée en entourant de sympathies officieuses l’Exposition de 1889 et en affectant de l’ignorer officiellement. Avouez que la dignité monarchique n’eût pas souffert

Manège du jardin d’acclimatation
le manège du jardin d’acclimatation eut lieu, le 6 juin 1889, le concours d’équitation

grand’chose si, ce jour-là, les représentants de la Suède étaient venus entendre la Marseillaise. Les gymnastes, est-il besoin de le dire, travaillèrent superbement. Ils étaient commandés par Viktor Balck ; de là date notre fidèle amitié.

Le samedi soir 15 juin, le Congrès proprement dit s’ouvrit dans le grand amphithéâtre de l’École des Ponts et Chaussées. L’annonce partout répétée d’un discours de Jules Simon n’avait attiré cette fois qu’un auditoire restreint ; il y eut beaucoup plus de monde le mardi 18 pour la conférence du Dr Lagrange. Cela n’empêcha pas notre président de s’élever à la plus haute éloquence ; je ne me rappelle rien de plus beau que sa péroraison de ce soir-là, si ce n’est le discours de 1892 dont je parlerai plus loin. « Quand on monte sur les monts, s’écria-t-il, et qu’on voit de là l’humanité, il