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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/43

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nos voisins font aux exercices du corps dans l’éducation de la jeunesse et quels bénéfices ils en ont retirés. Une société dont M. Jules Simon est le président et M. de Coubertin l’actif secrétaire, s’est constituée pour mettre chez nous en honneur l’équitation, l’escrime, le canotage et les jeux violents et sains ».

L’élan était donné en effet. Une maladresse toutefois fut commise. Une souscription avait été décidée par le Comité en vue de la réalisation des parcs scolaires et tout aussitôt quelque quinze cents francs étaient tombés dans notre jeune caisse. Je voulais que cette souscription fût déclarée « ouverte » ; ne fallait-il pas battre le fer pendant qu’il était chaud ? M. de Saint-Clair m’appuya, je m’en souviens ; mais le Comité fit la sourde oreille. Pourquoi se presser ? on avait tout le temps. Les souscripteurs seraient bien plus nombreux à la rentrée, vers l’automne. Et puis notre président nous avait déjà quittés ; très pressé, cette année, de se reposer d’une saison bien remplie, il m’écrivait de Villers le 1er août : « Je trouve, en effet, que toutes vos nouvelles sont très bonnes. Je regarderai comme une excellente chose de tenir nos réunions à la Sorbonne. Je ne compte pas quitter Villers avant la fin de ce mois et serais charmé de vous y voir. » M. Jules Simon faisait allusion au transfert à la Sorbonne du siège de notre Comité, transfert que j’avais obtenu non sans quelque peine de M. Gréard.