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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/31

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pouvait rien faire de mieux, n’ayant point alors la force de prendre le dessus.

Restaient les Sociétés nautiques. Elles étaient assez nombreuses P.-V. Stock
p.-v. stock
un des promoteurs de la réforme du Rowing français
et éparpillées à travers la France. Elles n’avaient pas très bonne réputation ; mais, en province surtout, elles valaient mieux que leur réputation ; et puis un fait capital venait de se produire dans le rowing. C’était la fondation ou plutôt la transformation de la Société d’Encouragement au sport nautique. Un groupe de rameurs décidés à réagir contre les habitudes volontiers débraillées de leurs congénères et à fonder en France un véritable amateurisme à l’anglaise, se proposaient de faire de l’Encouragement une société modèle.

Il y avait là Ch. Fenwick, V. Stock et Edmond Caillat. En 1887[1], une petite société financière anonyme se constitua sous la présidence de ce dernier. On acheta 6.000 francs un joli terrain situé dans l’île des Loups, au pied du grand viaduc sur lequel passe la voie ferrée de l’Est. On y éleva un garage avec vestiaires, salle de réunion, etc… ; ce fut simple, élégant et de très bon ton.

Les deux cents actions de cent francs nécessaires à la constitution du capital social trouvèrent toutes preneur parmi les membres de la Société d’Encouragement. L’argent fut versé aussitôt et l’on débuta sans dettes. L’amortissement était prévu en vingt années. Il n’est pas mauvais d’ajouter que les actionnaires ont constamment touché entre 4 et 5 % et que les actions valent

  1. La notice qui accompagne les statuts de 1906 porte par erreur la date de 1888.