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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/226

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L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe mais le combat ; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu. Répandre ces préceptes c’est préparer une humanité plus vaillante, plus forte — partant plus scrupuleuse et plus généreuse.

Telles sont les idées qui dominent au sein de notre groupement. Nous continuerons à nous en inspirer. Nous vous donnons rendez-vous dans quatre ans pour célébrer la ve Olympiade sans oublier que, dans l’intervalle, se tiendront de nouveau les jeux d’Athènes et que, de nouveau, l’univers se tournera vers l’Hellade immortelle dont le culte est inséparable de toute aspiration ennoblissante.

Permettez-moi au nom de tous mes collègues, de saluer ici vos patries respectives et en premier lieu la vieille Angleterre, mère de tant de vertus, inspiratrice de tant d’efforts. L’internationalisme tel que nous le comprenons est fait du respect des patries et de la noble émulation dont tressaille le cœur de l’athlète lorsqu’il voit monter au mât de victoire comme résultat de son labeur, les couleurs de son pays.

À vos pays, Messieurs, à la gloire de vos souverains, à la grandeur de leurs règnes, à la prospérité de vos gouvernements et de vos concitoyens.