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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/204

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n’est-ce point de publicité qu’il s’agit mais simplement d’atténuer le caractère exceptionnel et technique que revêt l’athlétisme actuel pour lui rendre sa place dans la vie générale ; et peut-être, d’ailleurs, les artisans de la plume et du pinceau que nous aurons conviés à nous y aider nous sauront-ils gré quelque jour d’avoir rappelé à leurs talents anxieux de renouveau des sources oubliées de noblesse et de beauté. »

Cette citation suffit à expliquer comment fut convoquée par le Comité International Olympique au mois de mai 1906 une conférence consultative à l’effet d’étudier « dans quelle mesure et sous quelle forme les arts et les lettres pourraient participer à la célébration

Foyer de la Comédie Française
foyer de la comédie française

des olympiades modernes et, en général, s’associer à la pratique des sports pour en bénéficier et les ennoblir » — et pourquoi ladite conférence se tint à Paris, à la Comédie française sous la présidence de M. Jules Claretie. L’aimable administrateur de la Comédie française encadré par le « doyen et la doyenne » des sociétaires, M. Mounet-Sully et Madame Bartet, ouvrit et ferma la conférence par deux de ces charmantes allocutions dont il a le secret. Les séances générales eurent lieu dans le célèbre foyer du public. Faute de locaux appropriés, les séances de commissions se tinrent à l’hôtel du Touring-Club mis gracieusement à la disposition du Comité International.

La Revue Olympique de juin 1906 a donné de ces séances un