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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/112

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ron et à la boxe et y apporta beaucoup de vaillance. Il fut en ce temps-là ma seule conquête à la rue de Madrid, mon ancien collège ; mais c’était une conquête qui en valait beaucoup. Il est maintenant à Shanghai et y fait une belle carrière.

La commission de pédagogie fut constituée surtout par la A. Fringnet
m. a. fringnet
Inspecteur d’Académie
Vice-Président de l’U. S. F. S. A.
collaboration de H. Marion, le regretté professeur de pédagogie de la Sorbonne et de M. Ed. Maneuvrier dont j’ai déjà rappelé le beau livre, l’Éducation de la bourgeoisie sous la République. Je n’eus de cesse de les capturer tous les deux. M. Marion dont l’amitié me fut fidèle et précieuse était une nature d’élite, passionnée pour l’éducation de la jeunesse et croyant fermement, ainsi qu’il me le répétait souvent dans ses lettres qu’« avec l’athlétisme on peut faire de la volonté et des mœurs viriles ». À peine formée, la commission de pédagogie résolut de reprendre et de compléter l’enquête que j’avais déjà conduite deux ans plus tôt et dont les résultats présentés à la Sorbonne au Comité pour la propagation des Exercices physiques avaient été publiés dans la Revue Universitaire du 15 mai 1892. Il s’agissait des associations scolaires, de leur fonctionnement, de leur influence sur les études et la discipline, etc… Cette fois M. Maneuvrier se chargea du rapport. M. Gréard souleva quelques difficultés au sujet des communications directes entre le rapporteur et les proviseurs. M. Marion s’en offensa et tint vigoureusement tête au recteur qui céda. Les réponses furent nombreuses et ultra-probantes. Je n’en dirai rien ici pour ne pas allonger mon récit. Le rapport de M. Maneuvrier se trouve dans la Revue Internationale de l’Enseignement du 15 décembre