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Page:Coubertin - Pages d’histoire contemporaine.djvu/283

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maintenant… renouons

ment du monde. S. Ém. le cardinal Mathieu ou bien M. Barrère, puisque nous avons la chance d’avoir sur place comme représentants officieux un prélat d’envergure et un diplomate de tout premier ordre, aviseraient discrètement la secrétairerie d’État de l’envoi prochain d’un nouvel ambassadeur, qui serait par exemple M. Gérard, notre éminent ministre à Bruxelles, dont le tact ferait merveille en des circonstances délicates… et le cours des choses reprendrait comme si de rien n’était. Il ne serait plus question de Mgr Geay ni de Mgr Le Nordez, ni des évêchés vacants, ni des Articles organiques, haies d’épines… Seulement, on ne verrait plus à Constantinople des couvents trop zélés hisser le drapeau italien à la place du tricolore et attribuer à l’ambassadeur du roi Victor-Emmanuel le fauteuil réservé jusqu’ici au représentant de la France… On ne verrait plus de ces incidents parce qu’aussitôt, chargé de parchemins vénérables, l’ambassadeur de la République française près du Saint-Siège s’acheminerait vers les appartements Borgia pour y rappeler à propos nos titres et nos droits.