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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/90

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vi

l’humanité

La « notion terrestre » serait vaine si la « notion humaine » ne la venait compléter. À vrai dire, nous avons déjà vu l’humanité à l’œuvre. Le globe que nous venons d’étudier, ce n’est pas le globe primitif, livré à la seule action des forces naturelles, c’est le globe conquis et transformé par l’homme. Seulement, nos semblables ne se sont pas contentés d’explorer la terre et de l’exploiter. Ils se sont abandonnés à leurs instincts — les nobles, ceux qui les engagent à chercher le beau et le bien, et à approfondir indéfatigablement le problème de leur destinée — les brutaux, ceux qui les poussent à s’approprier le bien d’autrui et à accroître sans cesse leur pouvoir et l’étendue de leurs domaines.

Ces points de vue différents sont inséparables ; l’évolution artistique, littéraire, philoso-