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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/328

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notes sur l’éducation publique

selon le temps dont il dispose) de l’univers, tel que le lui ont préparé les lois physiques et les efforts des hommes, et en même temps, de lui permettre de décider de sa carrière plus librement et plus en connaissance de cause — et dont le seul inconvénient sérieux serait de nécessiter une refonte complète des programmes et des livres de classe.

Le sacrifice de ses programmes actuels n’est pas, du reste, le seul qu’il y ait lieu d’exiger de l’enseignement secondaire, et déjà la démocratie a profondément modifié l’économie de ses établissements et ébranlé les vieilles théories disciplinaires qu’il avait héritées de l’Église. Chaque année qui s’écoule voit s’accentuer l’intervention de l’État et grandir d’autre part le rôle de la famille ; toute une révolution, en somme, dans les mœurs pédagogiques. Le principe de l’inspection par l’État est dès à présent consacré, tant par la pratique de beaucoup de pays que par les aspirations qui se manifestent dans les pays réputés les plus hostiles à l’ingérence officielle ; par ailleurs, l’externat se développe rapidement ; la famille inquiète d’une tâche dont volontiers, jusqu’alors, elle s’était déchargée sur d’autres, y reprend intérêt et réclame sa part d’action sur