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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/287

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notes sur l’éducation publique

France sous cette forme, aux deux bouts d’un siècle, est assez concluante ; là où la Convention, déjà, avait échoué, la troisième République est en train d’échouer de nouveau. La Convention s’adressait à des adultes dont elle accusait, non sans raison, la Monarchie d’avoir négligé l’instruction ; la troisième République, à des adultes qui ont laissé se perdre une part des connaissances qu’on leur avait inculquées. L’État négligea, dans les deux cas, de s’apercevoir que la qualité d’adulte transforme l’écolier commandé en un auditeur volontaire, car on n’a pas encore imaginé sans doute — à moins que ce ne fût au Paraguay — de rendre les cours du soir obligatoires.

Cet auditeur prétend, à la différence de l’écolier, choisir ce dont il veut être instruit et rester libre, son choix fait, de le suivre ou non : voilà pourquoi l’indépendance et la variété sont les caractéristiques indispensables des œuvres post-scolaires, et pourquoi ces œuvres ne sauraient échapper à l’initiative privée, sans dommage pour leur avenir.

Elles peuvent se ramener à plusieurs types