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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/280

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notes sur l’éducation publique

combattues au dehors. Il est certain, par exemple, que des hommes comme Treischke, Froude, Seeley ou Bancroft sont dangereux pour l’histoire ; et, dans l’ordre même des sciences exactes et naturelles, on pourrait citer des noms qui sont plus ou moins synonymes d’intolérance intellectuelle et évoquent le souvenir d’erreurs acceptées avec enthousiasme et défendues ensuite avec entêtement. La multiplication des échanges de livres, de brochures et de périodiques entre universités, est le moyen le plus sûr d’échapper à ce péril. Ces publications sont déjà très nombreuses en certains pays ; l’usage s’en étendra partout. Peut-être même en arrivera-t-on, plus tard, à échanger des étudiants pour des stages qui seront alors considérés comme le couronnement nécessaire de toute éducation raffinée. Je ne crois pas que cette coutume, si elle s’établit, entraîne un affaiblissement quelconque des caractéristiques universitaires, pas plus qu’un cosmopolitisme intelligent ne saurait détruire les originalités nationales ; mais il est certain que, par là, seront ouverts de nouveaux chemins, plus larges et plus directs, vers la Paix et vers la Vérité.