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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/266

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notes sur l’éducation publique

Il y a des remèdes, cependant. L’externat en est un, mais pour autant que la famille, consciente de ses responsabilités, donne toute son attention à cette partie de sa tâche — délicate entre toutes — et qu’elle ne cesse de veiller au péril que présente le passage quotidien du collège au foyer, à travers l’atmosphère plus ou moins corrompue d’une ville. D’une façon générale, tout ce qui vise à combattre l’ennui et l’anémie, ces deux grands pourvoyeurs de l’immoralité scolaire, constitue le meilleur antidote contre l’immoralité elle-même. Rien ne vaut une existence saine, équilibrée, joyeuse.

L’intérêt d’un pareil sujet ne serait pas épuisé en un volume, mais il dépasse la portée de ces Notes. Si j’y ai touché en passant, c’est simplement parce que j’ai remarqué que partout le mal existait et qu’on faisait ordinairement fausse roule en s’adressant, pour le guérir, aux influences morales, tandis que le meilleur traitement à lui opposer n’est autre qu’une heureuse hygiène de l’esprit et du corps.