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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/189

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la gymnastique

dances locales par laquelle on poursuit le rétablissement ou la consolidation de la santé.

Nous avons vu l’échec de Basedow dans sa fondation de Dessau. En 1784, son disciple Salzmann créa, sur un plan similaire, une école près de Gotha ; c’est là que, de 1785 à 1839, enseigna Guts Muths. Aux premiers jours de son apostolat, Guts Muths définissait son système « un travail en plein air pour la récréation et le plaisir de la jeunesse ». Plus tard il le définit : « un ensemble d’exercices tendant à la perfection corporelle ». Plus tard encore il déclara que « la vraie gymnastique doit être basée sur la physiologie et tout mouvement, réglé d’après les particularités physiques de l’individu ». On saisit la gradation et par là, l’évolution des idées de Muths. Mais, chose curieuse, sa gymnastique n’évolue pas en même temps que ses idées. C’est l’esprit qui change et non la forme. Les exercices qu’il fait exécuter à ses élèves sont de vrais sports ; le saut à la perche, la course, la lutte, le travail des poids. Quelques marches rythmées et des « balancements » indiquent seuls la voie nouvelle qui va s’ouvrir.