Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/140

Cette page a été validée par deux contributeurs.
126
notes sur l’éducation publique

fond en comble, une organisation lentement élaborée par les générations précédentes pour élever à la place tout un édifice qui, à l’usage, vaudrait peut-être moins encore. Je tiens à me défendre de cette accusation-là ; l’édifice n’est point du tout construit, même sur le papier. Que de points importants laissés dans l’ombre, le problème des sanctions, par exemple. Je me suis gardé de recommander le maintien ou la suppression des examens, tant il est clair qu’on ne saurait légiférer d’avance dans des questions de cette nature sur lesquelles, du reste, l’unanimité ne se fera jamais. Chaque peuple a des penchants, des aptitudes, des préjugés qui influent nécessairement sur l’éducation comme sur le reste. Mais il est un point que je me suis appliqué à faire ressortir parce qu’il m’a paru très frappant, c’est que la méthode par laquelle se distribue actuellement l’enseignement secondaire est moribonde, non pas dans un pays ni dans deux, mais partout et que cette maladie mortelle provient de l’impuissance, toujours plus grande, où se trouve la synthèse de répondre aux exigences modernes.

Alors, si la synthèse fait faillite, quoi de plus naturel et de moins utopique que de proposer l’analyse ?