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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/138

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notes sur l’éducation publique

tère essentiellement défectueux, on fera de l’enseignement des langues — mortes ou vivantes — un enseignement homogène, distinct de tous les autres par le but et la méthode et dont, seules, les circonstances détermineront la place, l’organisation et la durée. Remarquons en passant qu’il ne sera pas unique de son espèce. Un autre enseignement moins long, moins laborieux, sinon de moindre importance viendra constituer également une sorte d’annexe à l’instruction secondaire. L’hygiène en sera l’objet, l’hygiène appuyée sur l’examen du corps humain distrait de la zoologie pour devenir le centre d’un nouveau groupe d’études. Si l’homme doit connaître le monde où s’écoulera son existence, s’il doit connaître les œuvres accomplies dans le passé par ses semblables, ne doit-il pas aussi se connaître lui-même ? Le Γνῶθι σεαυτόν est le dernier mot de la sagesse démocratique et ce n’est pas trop tôt de le mettre en pratique dès l’adolescence. Nous retrouverons ce sujet à propos de l’éducation sociale.

Je vais, pour terminer, au-devant de deux objections qui ne peuvent manquer de m’être