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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume III.djvu/91

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la culture de la conscience

c’est le point d’interrogation. Il le pose inlassablement et n’y répond pas. Pour reprendre notre comparaison, il provoque le tribunal à une sorte de session perpétuelle où les causes enchevêtrées et toujours renaissantes ne seraient somme toute ni bien instruites, ni sainement plaidées, ni définitivement jugées. Le résultat d’une telle activité n’offre pas de garanties. Il est assez fréquent comme l’a écrit un romancier moraliste « qu’une conscience scrupuleuse et une âme égoïste se prêtent un appui réciproque ».

La conscience ne doit siéger que lorsqu’il y a matière. Et cette matière ne comprend pas les mille et un détails de la vie quotidienne devant lesquels on ne saurait, sans graves inconvénients, s’arrêter préventivement.

Ainsi que nous l’indiquions tout à l’heure, l’instinct moral avertit quand un procès s’impose. Il faut que, dès l’adolescence, l’homme soit dressé à tendre l’oreille pour recueillir cet avertissement de façon à commencer aussitôt l’instruction c’est à dire l’examen du fait et des circonstances et la recherche de la partie lésée.

Ce qui importe avant tout dans la série de ces