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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume III.djvu/8

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avant-propos

pour autant que les idées et les efforts du maître seront en harmonie suffisante avec les tendances et les forces de l’époque. Or le pédagogue est facilement utopiste. Tandis que peu de courants peuvent être remontés, il croit qu’il aura raison des plus violents ; il s’inquiète uniquement de son idéal et point des circonstances.

La science de l’éducation doit évoluer largement avec l’humanité. Certes les grands principes qui lui servent de base demeurent identiques d’un siècle à l’autre. Toutefois ces principes eux-mêmes veulent pour agir efficacement être plus ou moins accommodés au goût et aux aspirations du jour. Tout éducateur qui ne tient point compte de cette évidente nécessité voue son entreprise à la stérilité. C’est pourquoi son premier dessein doit être de s’inquiéter des besoins présents pour y conformer la conception et la pratique de la tâche qu’il entreprend.

Nous avons reconnu l’impérieuse nécessité d’une éducation physique énergique et suivie. Cette nécessité est de tous les temps. Le nôtre cependant la subit d’une façon spécialement intense. Il se trouve que le développement musculaire et l’entraînement corporel constituent