Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume III.djvu/50

Cette page a été validée par deux contributeurs.
56
le respect des conditions

appliqué serait destructif de toute société et, d’ailleurs, celà ne doit pas nous détourner de constater tout le bien social qu’a engendré l’esprit évangélique que nous allons retrouver sur le terrain de la bienfaisance et qu’il sera permis alors de louanger selon ses justes mérites. Mais enfin, il n’en est pas moins vrai que la vie future et ses espérances constituent un thème facile à utiliser pour justifier et faire accepter par ceux qui en souffrent l’inégalité sociale d’ici-bas. Encore une fois ne nous indignons pas si, sur ce terrain, de fréquentes et solides alliances se sont nouées entre « l’autel et le capital ». Cela est vieux comme le monde et fatal comme la Destinée.

À la résignation, la révolte succède volontiers. Et ce n’est pas d’hier non plus. Toutefois les mouvements révolutionnaires n’ont pas tous une origine sociale. Une certaine école historique s’est fourvoyée en voulant établir que des questions d’alimentation se trouvaient à l’origine de toute insurrection et même de toute guerre. Rien n’est plus inexact. Cette thèse ne conduit pas seulement à de grandes erreurs en histoire,