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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/163

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l’enseignement par l’aspect

il y a au contraire une force qui s’impose et qu’accroissent encore les dimensions de l’image. Le commentaire pénètre alors plus avant dans le cerveau et s’y fixe. Seulement il ne faut pas abuser des meilleures choses ; à projeter la silhouette d’un bananier pour la comparer à celle d’un caféier ou le portrait de Frédéric Barberousse sous prétexte qu’on prendra plus d’intérêt à ses actes si l’on connaît ses traits (ce qui n’est point très certain), le maître s’exposerait à un double inconvénient : une grande perte de temps d’abord, car les projections, à moins d’en faire une lanterne magique, retardent beaucoup la parole qui les accompagne — et ensuite une satiété assez vite engendrée et qui détruirait la vertu du procédé en le rendant trop fréquent et trop monotone aux yeux des élèves.