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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/153

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commentaire et critique

pour contempler le spectacle de la nature et de l’humanité et s’en assimiler les principaux aspects. Si la généralisation intervient, ce ne peut être que dans l’enseignement secondaire. Or comme la généralisation doit intervenir, il faut donc que ce soit dans l’enseignement secondaire. La démocratie consentira à la formation de l’adolescent à cet égard, mais elle retient l’étudiant. Elle exige que son productivisme se prépare dès seize ou dix-sept ans au plus tard et, pour l’y forcer, elle organise une concurrence endiablée dont les échos franchissent le seuil de l’université et y tiennent éveillées les ambitions immédiates et les inquiétudes de la jeunesse. Le souci de son intérêt, l’obligation de se créer une situation ou d’augmenter celle qui l’attend spécialisent l’étudiant malgré lui et l’université devient une rose des vents où chacun dirige son effort dans une direction fixe et exclusive.

Et l’école normale, nous dira-t-on, comment la concevez-vous ?… De façon très simple. L’éclectisme nécessaire à un professeur chargé d’appliquer nos programmes n’a pas besoin, à notre avis, de s’enraciner à une extrême profondeur. Ce n’est pas le savoir qui fera de lui le pédagogue désiré, mais bien l’état d’esprit dont s’imprègne-