Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/148

Cette page a été validée par deux contributeurs.
138
commentaire et critique

son valable n’existe par contre — puisque le grec n’est pas mort — de le prononcer autrement que ne le prononcent les Grecs vivants.

Cette question de la prononciation domine absolument l’apprentissage des langues usuelles. En étudiant dans les livres, on parviendra à la rigueur à lire assez couramment l’anglais ou à posséder suffisamment la grammaire allemande ou la syntaxe française, mais, quand il s’agira de se faire comprendre, l’impuissance à y réussir se manifestera. Pour s’en rendre compte, il suffit d’ouvrir un de ces petits manuels polyglottes où la façon de prononcer est soi-disant indiquée en regard du texte. Or vous aurez beau répéter d’après ledit manuel : Dass iste tsou fil — guében zi mir tsaïtounnguène — aï guève you sœurthé franncss — vouere iz maï côte ? nul ne saurait se douter que vous avez l’intention de dire : Das ist zu viel, geben sie mir zeitungen, I gave you thirty francs, where is my coat ? Au contraire, ayez l’accoutumance de l’oreille et de la parole avec quelques notions sur le singulier et le pluriel des substantifs, le présent, le futur et le passé des verbes réguliers, un simple dictionnaire de poche vous suffira à vous faire entendre.