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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/134

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commentaire et critique

nologies ininterrompues et complètes n’ont que la valeur d’un dictionnaire ; on les consulte, on ne les apprend pas. Ces souverains, ces batailles, ces traités, ces dates qui ne rappellent que de la médiocrité transitoire ou des faits sans portée, qu’on cesse d’en jalonner faussement la route de l’humanité, négligeant pour leur faire place de suivre l’effort anonyme et quotidien, parfois fautif, souvent déçu, mais toujours instructif et grandiose vers la lumière et le progrès.

C’est dans cet esprit que nous avons sauté bien des vulgaires figures d’empereurs romains au profit de notions précises sur l’administration impériale, les légions, les proconsuls, le commerce et les monuments. Les coupures introduites entre l’empire de Charlemagne et celui d’Othon le Grand pour l’Allemagne ou la royauté d’Hugues Capet pour la France procèdent de la même préoccupation. Mais d’autre part, on remarquera que nous avons pris grand soin de ne jamais laisser l’obscurité se faire sur un peuple sous prétexte d’une période de somnolence et d’insignifiance. De telles périodes peuvent se résumer très facilement ; ce qu’il faut en savoir se réduit à peu de mots ; encore est-il essentiel d’en faire mention