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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/130

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commentaire et critique

ceux qui cherchent un remède à la défectuosité présente de la forme autre part que dans la parfaite clarté de la conception. La remarque s’applique aussi aux autres pays où l’on rédige de plus en plus obscurément parce que, comme je l’ai déjà indiqué, l’adolescent est venu à ce point de ne plus souvent comprendre ce qu’il apprend. Les occasions de rédaction, elles, ne manquent pas. Elles sont à la fois plus nombreuses et plus variées qu’elles n’étaient ; elles sont surtout plus réelles et moins poncives. L’adolescent d’aujourd’hui a ses journaux, ses groupements : toute une Société en raccourcis organisée pour lui et autour de lui. Qu’a-t-il besoin de se transformer en « Alexandre haranguant ses soldats » ou en « Cicéron écrivant à un ami » ? Il s’adresse à ses camarades et traite des sujets véritables. Sa plume et sa parole trouvent ainsi à s’exercer de la façon la plus avantageuse. On l’a bien compris dans les collèges anglais et on y a admirablement tiré profit des circonstances nouvelles. Le collège anglais demeure, sous ce rapport comme sous celui de la préparation sociale, l’usine humaine la plus parfaite qui existe ; tous les pays gagneraient à s’en inspirer.