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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/124

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commentaire et critique

Avec l’Hellénisme va commencer la grande querelle. Nous avons osé supprimer l’autonomie de cette personne considérable qu’on nomme la « littérature ». Eh quoi ! plus de cours de littérature ! Homère, Sophocle, Platon, Cicéron, Virgile, Senèque… obligés de réintégrer leur pays et leur siècle d’où on les avait tirés pour former une « société des Gens de Lettres », indépendants de l’histoire et uniquement préoccupés de cultiver l’art du « bien dire ». Et sans doute ils soignaient leur style, ces illustres auteurs, et prenaient plaisir à placer le mot juste en posture élégante. Mais la vie, la vie qu’avant tout reflétait leur pensée, la vie du sein de laquelle ils surgissaient, qu’en faites-vous donc ? La Grèce des Thermopyles et de Mantinée, la Rome des guerres d’Afrique et d’Asie sont-elles donc séparables des poètes, des historiens, des orateurs qui les ont critiquées ou glorifiées ? Et plus tard, pensez-vous que les premiers troubadours, Abailard, Averroès, Bacon, Dante, Pétrarque, Froissard, Chaucer, Camoëns, Rabelais, Montaigne, Le Tasse puissent être utilement et intelligemment présentés en « dé-