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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/121

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commentaire et critique

comme à retenir, le maître en exposera les différentes modalités si intimement liées aux phénomènes de progrès, de stagnation ou de recul des peuples. Il faut que l’adolescent s’accoutume à penser que le type familial, le régime de la propriété, l’organisation des pouvoirs publics influent bien plus fortement qu’une guerre ou une révolution sur la mentalité d’une nation. Il faut surtout qu’il sente que ces institutions ont joué un rôle prépondérant dans toutes les sociétés organisées, les anciennes comme les récentes, de même que les hommes, sitôt qu’ils ont possédé quelque richesse et quelque culture, ont senti s’éveiller en eux le désir du beau et l’inquiétude de leurs destinées. La poursuite des arts, l’étude des problèmes de l’âme sont partie intégrante de tout chapitre de l’histoire des grandes races. Ces races, elles-mêmes, d’où sortent-elles ? Au lieu de ces nomenclatures ethniques sur lesquelles l’accord n’a jamais pu se faire, mieux vaut avouer l’incertitude et exposer l’état actuel de la science à cet égard. Ce premier chapitre indignera, certes, plus d’un traditionaliste ; on s’exclamera surtout que nous ayons osé inscrire là un classement général des systèmes philosophiques ; mais nous avons