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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/120

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commentaire et critique

Parallèlement au cours de sciences, doit être conduit le cours d’humanités. Il débute par une leçon tout à fait contraire aux aspirations et aux habitudes de la pédagogie actuelle ; nous y présentons, en effet, en manière d’avant-propos ce qui est d’ordinaire considéré comme des conclusions et comme des conclusions d’un ordre si raffiné et si élevé qu’on oublie, les trois quarts du temps, de les exposer même à des étudiants. C’est que la « sociologie » n’a pas encore acquis droit d’école. C’est une science à côté, une science catéchumène qui attend le baptême administratif. Pour nous ces distinctions n’ont point de sens. S’agit-il même de sociologie ? l’étiquette ne nous importe guère. Mais les notions qui sont groupées dans notre leçon initiale nous paraissent très bonnes à enseigner et précisément au seuil d’une étude de l’œuvre humaine en général. Elles éclaircissent le sujet et ouvrent des horizons vastes et exacts. Il est bien difficile de jamais comprendre l’histoire si l’on fait abstraction de ces assises éternelles de toute société : la famille, la propriété, l’État. Et en peu de mots aisés à dire