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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/93

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la bicyclette

La bicyclette.

Peu de chose à dire sur l’aimable petite machine ; tout le monde aujourd’hui est sensé savoir rouler dessus ; le moindre gamin s’arrange pour profiter des occasions d’apprendre qui s’offrent à lui. Il semble donc que la gymnastique utilitaire n’ait aucunement à s’en préoccuper. Que peut-elle vouloir de plus ? De l’endurance ? Non point. Pour un garçon bien portant et ayant quelque usage du cyclisme, l’endurance en terrain plat s’obtient assez facilement ; en terrain montueux ou pénible elle ne va pas sans dangers d’autant plus redoutables qu’ils sont sournois.

C’est à un point de vue différent que nous nous plaçons. La bicyclette est un merveilleux instrument d’équilibre, une source par conséquent de grand perfectionnement corporel et, d’autre part, pour tirer d’elle tous les services qu’elle comporte, il faut être à même d’utiliser ce qu’il y a en elle d’instantané ; elle est le seul moyen de locomotion qui soit à la disposition immédiate de qui l’emploie, le seul qu’on puisse saisir et quitter en une seconde.

Chacun n’est pas exposé, sans doute, à devoir sauter sur sa machine assez prestement pour éviter