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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/79

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le cheval

contours d’un animal véritable et porteur d’une selle ordinaire[1].

Avec ce cheval, l’élève commencera par s’exercer à monter et à descendre rapidement des deux côtés en se servant de l’étrier. De même, étant à cheval, il fera des passements de jambes par dessus la tête du cheval et par dessus la croupe.

Ensuite, les cuisses et les genoux bien placés et bien appuyés, il prendra dans chaque main des haltères d’abord très légers puis de plus en plus pesants (sans toutefois dépasser 10 à 15 livres). À la position de repos les bras doivent tomber naturellement, les haltères se plaçant derrière et contre les cuisses. Les mouvements à exécuter sont les sui-

  1. Il est inutile que le bas de l’appareil simule les jambes du cheval ; quatre appuis quelconques feront aussi bien l’affaire ; il suffit qu’ils soient solides et donnent à l’ensemble la hauteur d’une bête de forte taille. Par contre la tête, les épaules, le dos et la croupe doivent reproduire la nature très exactement. Tous rembourages de crin et revêtements de cuir sont inutiles de sorte que l’appareil n’est pas bien coûteux à établir. Il existe d’ailleurs comme cheval d’escrime dans maints régiments et aussi au manège de la rue Troyon à Paris où le professeur Lalanne s’en sert pour l’application de son ingénieux système de contre-poids.