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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/77

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le cheval

Le cheval.

L’enseignement de l’équitation, dans les pays civilisés, est dirigé exclusivement vers la formation du cavalier professionnel, de l’homme qui aura un cheval à sa disposition et pourra le monter quotidiennement. En dehors de lui, il ne saurait exister, semble-t-il, que le légendaire cavalier du dimanche, le sonntagsreiter, être gauche, mal placé et prompt à s’émouvoir dès que sa monture dresse l’oreille. Personne ne s’inquiète de former le cavalier occasionnel, celui qui sans avoir pioché l’épaule en dedans, l’appuyer ou les départs au galop saura aborder un cheval moyen, le monter avec confiance et s’en servir utilement.

Ce cavalier là existe mais seulement dans les pays neufs où il se forme tout seul, loin des manèges et du respect humain. Comment, il est vrai, arriverait-on à le former avec des méthodes qui, si l’on peut ainsi dire, créent la défectuosité pour la corriger ensuite à force d’exercice ?

L’équitation exige avant tout la fixité des cuisses et des genoux, la mobilité du tronc et l’indépendance des bras. Parvenir à cet état de choses doit être la base de la gymnastique équestre.