Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/61

Cette page a été validée par deux contributeurs.
37
le sabre et la canne

Le sabre et la canne.

Il n’y a pas à simplifier l’escrime du sabre. Elle s’est simplifiée d’elle-même par la disparition progressive des moulinets et même des « enlevés » et des « brisés » ; elle se réduit à des coups très vite appris qui sont : le coup de tête, le coup de figure à gauche, le coup de figure à droite, le coup de flanc, le coup de ventre, le coup de pointe, le coup de manchette et le coup de banderole — ce dernier moins recommandable. Comme parades : la parade de tête et les parades de tierce et de quarte, hautes et basses.

Le sabre est une arme très redoutable et dont il est fort utile de posséder le maniement, non en vue d’un duel — car le duel au sabre, enfantin si les adversaires sont maintenus presque hors d’atteinte, est terrible en tout autre cas, — mais pour s’en servir par exemple contre un cambrioleur. Si le « pékin » n’a pas le droit de porter un sabre au côté, privilège d’ailleurs plus embarrassant qu’efficace, il peut du moins en tenir un à portée dans sa demeure ; il en tirera souvent une protection plus prompte que d’un revolver ; on n’est pas toujours certain que le revolver soit en