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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/59

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le fleuret et l’épée

cette mobilisation doit être strictement observé : c’est là ce qu’il faut travailler et non les feintes et les contres. Il va de soi que si l’on perd en outre du temps à enseigner des chinoiseries comme la mise en garde en cinq temps, aucun résultat appréciable ne saurait être escompté avant longtemps.

La leçon de fleuret prise, bien entendu, des deux mains (et, ainsi que nous y avons déjà insisté, en commençant par la main gauche) se réduira à : marcher et rompre — attaquer par des coups droits, des coulé tirer droit, des une deux et des coulé une deux — puis les mêmes attaques précédées de temps d’arrêts et, comme parades, la quarte et la sixte en oppositions et en contres simples, de pied ferme et en marchant.

Cette leçon n’est nullement destinée à aboutir à l’assaut. Dès que le professeur le jugera possible il passera à l’épée.

La leçon d’épée comprendra en plus le battement, le froissement, le liement, l’absence d’épée et l’arrêt. L’élève sera dressé à changer fréquemment de tactique, à alterner le bras tendu avec le bras demi-tendu, à se mouvoir vite et à se fendre modérément.