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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/43

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l’escalade

difficulté n’est pas au départ, elle est en route. Il ne faut aucunement s’y hâter mais y apporter de la prudence et de l’attention en même temps que de la volonté. Il faut craindre surtout de s’attarder du regard ou de la pensée aux obstacles déjà franchis au lieu de concentrer toutes ses forces sur ceux qui restent à franchir. Le découragement est le principal ennemi du grimpeur et il provient souvent de ce que celui-ci n’a pas su apprécier la durée et l’ampleur de l’effort nécessaire et se rendre compte s’il en était capable. Toute escalade doit être précédée pour ainsi dire d’un examen de conscience musculaire.

Le grimpeur a encore un autre ennemi qui est le vertige. On peut le plus souvent s’en guérir avec de la patience et des exercices répétés. Le vertige est une des formes de la peur (voir plus loin).