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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/42

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exercices de sauvetage

échelons de bois et d’un maniement moins aisé qu’on ne se le figure), puis avec la corde à nœuds et enfin avec la corde lisse. Il est important de pouvoir varier la hauteur.

Un bon mur d’escalade doit être percé de deux fenêtres situées l’une à 5 mètres, l’autre à 8 mètres environ du sol ; un balcon situé à 3 mètres, une série d’aspérités et de crampons irrégulièrement espacés en complètent l’agencement. Les cordes seront parfois disposées obliquement et, d’autres fois, de façon à osciller fortement. En un mot il faut, autant que possible, prévoir dans cette partie de l’apprentissage les cas en face desquels un péril inopiné peut nous placer.

La perche à grimper qui est un dérivé du mât de cocagne ne répond à aucun de ces cas. On doit la remplacer par un arbre naturel ou artificiel. Le moindre pilier de fonte auquel on ajoutera un revêtement de bois, inégal, très renflé du bas, simulant des nœuds et avant à partir d’une certaine hauteur des amorces de branches, rendra d’excellents services.

Psychologiquement, l’escalade est l’inverse du saut. Ce n’est pas la décision à se mettre en train qui importe, c’est la persévérance à continuer. La