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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/34

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exercices de sauvetage

épines s’étendent au pied du tertre ou du mur d’où l’on part ou bien que l’on veut atteindre. Autrement on s’en tirera par une simple descente ou une escalade et cela vaut mieux ; car ces deux sauts, pris de près, présentent des inconvénients qu’il est inutile d’affronter sans raison ; dans l’un, une chute trop verticale menace le sauteur de déchirures ou de commotions fâcheuses ; dans l’autre, l’assiette difficile à recouvrer soudainement à l’arrivée l’expose à tomber à la renverse.

La caractéristique du saut est l’instantanéité ; il est non seulement inutile mais même nuisible de s’y préparer longuement ; plus l’accomplissement des actes préliminaires est rapide, plus sont grandes les chances de succès. Se décider à sauter, évaluer l’effort à faire, transmettre l’ordre à l’organisme : ces trois opérations successives doivent prendre moins de temps qu’il n’en faut pour les énumérer. La lenteur produit l’hésitation qui engendre la maladresse.

La gymnastique utilitaire proscrit le saut sans obstacles ainsi que l’obstacle fictif, corde ou claie légère piquée dans le gazon et qu’un frôlement renverse. Ce n’est pas la haie qui doit tomber, c’est le sauteur, s’il s’y est mal pris. En roulant