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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/28

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exercices de sauvetage

longueur acquise par ses émules ; il veille en même temps à ne point manquer aux règlements de convention qui lui sont imposés. Tous deux opèrent, d’ailleurs, sur un terrain préparé et aplani à leur intention. Le lanceur a des préoccupations analogues ; il craint d’empiéter sur les limites artificielles assignées à son élan et c’est le maximum de distance qu’il s’efforce d’établir.

Ces conditions ne se retrouvent pas dans la vie réelle et, par conséquent, la gymnastique utilitaire n’a point à en tenir compte.

La course.

La course que nous considérons ici n’est que l’allure pressée, « le trot » de l’animal humain. Cette simple définition en dit l’importance. Que vaut un animal qui ne peut pas se mettre au trot ? Telle est pourtant l’incapacité habituelle à laquelle nous sommes parvenus. Elle est désormais si générale que, volontiers, les gens se demandent, quand passe un coureur, si l’homme est vraiment fait pour courir et si cette allure exceptionnelle n’est pas du domaine des acrobates ou des athlètes de profession.