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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/180

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infinies parce que les mouvements dirigés aussi bien que les mouvements spontanés des animaux modifient à tout instant la position des adversaires l’un vis-à-vis de l’autre et qu’en même temps la marche couplée les empêche de perdre contact. Ainsi la « phrase » peut se dérouler avec continuité et imprévu tout à la fois.

La canne permet à peu de choses près les mêmes exercices que le sabre. Il ne faut pas employer une canne dure et lourde de même qu’un sabre léger ne convient pas. On doit toujours se garder de l’artificiel et viser à se rapprocher des conditions utilitaires de la vie quotidienne. Un sabre de combat est une arme d’un certain poids : par contre le cavalier civil a en mains un stick cinglant et léger : c’est celui-là qu’il doit s’exercer à manier d’une façon effective. À remarquer que la parade doit être exécutée avec d’autant plus de force ; ce sera une contre-attaque plutôt qu’une parade.

Quant à la boxe, si elle ne comporte pas d’attaques ni de parades croisées (les premières n’atteindraient pas l’adversaire et les secondes seraient, dans la majorité des cas, inefficaces) elle permet de magnifiques esquives qui constituent une excellente gymnastique équestre. Esquivez une attaque à la tête en vous penchant sur l’encolure du côté de l’adversaire et ripostez de tout votre poids au flanc… voilà un coup d’un emploi aussi fréquent qu’avantageux. Les gants de boxe à cheval doivent être à doigts séparés ; il faut